ISBN 978-2-36024-012-8                                                                                                                                                     Michel Quitard                                                                                                                                                                  Prix : 14 €

Ce recueil de poèmes rassembles les poèmes d'amour que Michel Quitard a écrit à une muse... cet amour fut, une fois encore, l'occasion pour l'auteur d'explorer l'amour et l'amitié et de leur donner un sens. Une écriture élégante, chevaleresque et troublante, teintée parfois d'une touche d'humour.

 

                                               Extrait N°1

 Je veux écrire encore... Ne plus parler d'amour,

 Ne plus parler de larmes, ne plus cirer ma foi,

 Ne plus vanter au monde l'éclat de tes atours,

 Mais dire l'Amitié, qui nous lie, toi et moi.

 

 Et dire le bonheur, qui envahit mon coeur,

 Quand j'ai des tes nouvelles, un texto, un appel,

 Alors, le temps s'arrête, et peu importe l'heure,

 Tu es au bout du fil, et ta voix est si belle...

 

 Je veux tremper ma plume dans l'encre d'Amitié,

 Me faire le défenseur de ton tendre bonheur ;

 Je veux sécher mes larmes, ne plus faire pitié,

 Et chanter à quel point j'aime ma petite soeur.

 

 La frontière est fragile, entre les sentiments

 D'amour et d'amitié, qui ont verbe commun,

 Et si être l'Ami vaut mieux qu'être l'amant,

 Pardonne mon envie d'entremêler nos mains.

 

 Je veux, dans la lumire, pouvoir dire que je t'aime,

 Quand bien même il me faut le dire en Amitié,

 La musique est la même, même si change le thème,

 Regarde ma partition, accepte de la solfier.

                                                                     Michel Quitard

                                      EXTRAIT N° 2

 Au sillon de ta gorge, mes yeux sont accrochés,

 Qui bravent la décence, et lui font grave entorse.

 Tes seins sont si jolis, comment s'en détourner ?

 Comment ne pas rêver mes lèvres sur ton torse ?

 

 Je me souviens du jour du tout premier regard,

 Je me souviens du feu tombé dans ton corsage,

 Feu tombé de mes yeux, et de mon coeur hagard,

 Profondément troublé par ce beau paysage.

 

 Et voilà que ta gorge vient habiter mes nuits,

 Et agite mes mains, autour de l'oreiller,

 Qui rêvent le frisson, d'aller cueiller ces fruits,

 Ces fruits que je ne puis, désormais, oublier.

 

 Soudain, ma lèvre tremble, d'envie de les aimer,

 De l'infini désir de se faire câline,

 Pour, à longueur de nuit, les couvrir de baisers,

 Et se faire à la fois si tendre et si mutine.

 

 Ce rêve m'est interdit, il me faut le bannir,

 Car si jolie qu'elle soit, ta gorge n'est pas à moi.

 Si jolis soient tes seins, je ne puis les chérir,

 Je ne suis que le prince, et pas encore le roi.

 

                                                                      Michel Quitard

 

 

Les Rêves Interdits
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