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Qu'est-ce qu'écrire et publier un texte ou un livre ? C'est donner à lire. Donc montrer quelque chose à l'oeil. Une trace, une ligne ou un sillon... il ne s'agit pas d'un monologue intérieur dont seul l'écrivant aurait le secret. Non. Celui ou celle qui écrit se doit d'être clair, compréhensible. Que chaque lecteur puisse y puiser ce qu'il peut, ce qu'il veut, mais avant tout que cette quête soit possible. Le langage n'est pas une fioriture, et les personnages ne sont pas des caprices... leur raison d'être se doit d'être montrée, et ce n'est pas dans la marge d'une feuille blanche, ou dans la précipitation et l'écriture de phrases chaotiques que l'on crée cela. Ce n'est pas non plus en étalant un savoir savant pour épater avec des digressions qui ne font que flatter celui qui écrit. C'est en allant au coeur de chaque chose écrite, pour que le halo et le reste de mystère qui entoure un texte soit un pré carré interprétable par le lecteur, et que ce dernier puisse créer un lien entre sa compréhensionn du monde et ce qu'il vit, ce qu'il projette ou rêve en lisant. On n'écrit pas pour faire bien, on ne lit pas pour plaire à autrui, sinon pour se donner du plaisir et de l'entendement. Celui qui écrit n'est pas celui qui lit, et bien souvent il confond les deux actes. L'un(l'écrivain), est entier dans ce qu'il fait, l'autre (le lecteur), cherche à rencontrer cette écriture pour de multiples raisons qui lui sont propres, mais très certainement il a avant tout le désir de trouver ou de retrouver ce plaisir sensuel de la page qui sent bon la colle, le papier et l'encre... et au-delà de l'instinct "animal", de rechercher ces mots qui le feront vibrer intensément, juste à cet instant prcis où il ouvrira son livre... faire alors des croche-patttes au leceur en cassant systématiquement la prosodie, en ne racontant que de manière brève et tâtonnante une histoire qui ne dit rien et, surtout, ne montre rien, ce n'est pas de l'art, ce n'est que de la prétention et de l'ignonrance crasse, voire du mépris pour le lecteur que je suis. Car même si l'intention de l'écrivant était toute autre, c'est au moment où le lecteur entame la lecture qu'il vit et subit brutalement cette cassure dans la ligne d'écriture. La ligne syntagmatique, si elle ne restpecte aucun code connu ou reconnaissable, est perçue comme une entrave à la liberté du "lecteur-chercheur", voire comme un cadenas sur les sentiments devenus confus de celui qui voulait, justement, y voir plus clair. La lecture ne permet donc plus ce qu'elle avait promis d'être pour le lecteur, mais elle s'impose comme une a-pensée (ou une absence de pensée, si vous préférez), une négation de la capacité à imaginer, et donc la mort de toute ligne paradigmatique. Cependant, prendre le lecteur par la main, lui redonner confiance en lui -oui, il peut lire et il sait lire !- c'est cer que l'écrivain a comme mission essentielle, s'il veut porter ce nom d'écrivain. Isabelle de Mecquenem |
| LE LIEN ENTRE LECTURE ET ECRITURE |
| © 2011 |